HOLOTAROT
Au tarot, il y a deux attitudes complémentaires, une masculine, active, et une autre féminine, réceptive. La première c’est pénétrer les arcanes par l’analyse, la seconde c’est se laisser pénétrer par eux au moyen de l’intuition. Ainsi nous réunissons les deux hémisphères gauche (rationnel) et droit (relationnel) du cerveau. Il y a une astuce pour voir que dans le tarot, tout est dans tout. Chaque arcane contient tous les arcanes. C’est en partie grâce à la présence des traits et à leur nombre. Examinons le bateleur. On ne sait pas si ses pieds saignent où s’ils se nourrissent du sang de la terre comme une plante humaine. Sur la flaque rouge à gauche, comme sur la jambe à gauche, il y a 10 traits : référence à la roue de fortune (X). Sur l’épi de blé au fond du paysage, qui pourrait être un lever ou un coucher de soleil ou un sexe féminin, il y a 16 traits : ce qui renvoie à la maison dieu (XVI), et il y a également 16 traits sur la jambe à droite. On sait que la droite c’est le masculin et le père, et la gauche c’est le féminin et la mère. Donc le bateleur se nourrit du sang (matière) et de l’esprit (lumière). La mère c’est les cycles (roue de fortune X) et le père c’est la création (maison dieu XVI). Toutes les interprétations sont possibles. À notre gauche le bateleur a 14 traits sur le bras : ça renvoie à tempérance (XIIII) et sur notre droite son bras contient 13 traits renvoyant l’arcane sans nom (XIII). D’une main réceptive (à gauche avec le denier) il reçoit l’émanation du divin pour guérir (tempérance XIIII) et d’une main active (à droite avec le bâton) il travaille à transformer le monde, à le transmuter (arcane sans nom XIII). Le sac posé sur la table à droite a 9 traits à l’extérieur et 7 traits à l’intérieur : référence à l’hermite (VIIII) qui voyage dans la nuit obscure (son inconscient) et au chariot (VII) qui entreprend un travail intérieur par des actions concrètes dans sa vie. En fait la présence de tous les arcanes majeurs ou mineurs est partout. Les 8 boules dans les cheveux du bateleur renvoient à la justice (VIII). Son chapeau est semblable à celui de la force (XI), qui compte 6 doigts à son pied tandis que le bateleur compte 6 doigts à sa main. Le bateleur tient un bâtonnet et une pièce, sur sa table se trouvent un pot et un couteau : on les quatre séries de couleurs bâton, deniers, coupe, et épée. Les 5 boutons bleu foncé sur son vêtement renvoient au pape (V) qui lui donnent une mission de transmission spirituelle. Le point qu’il tient dans sa main, centre de la carte en quelque sorte, se divise en deux juste en dessous posé sur la table, se divise encore au coin de la table en bas à gauche, puis finit par se diviser en trois sous les gobelets. Au pied du sac on voit un cercle rouge dans lequel est inscrit un triangle posé sur 4 pieds : les quatre séries (épée, coupe, bâton, deniers) qui soutiennent la conscience divine (trinité, corps-âme-esprit), vivante et active (rouge sang). Les 12 brindilles oranges sur le sol renvoient au pendu (XII) mais on peut en compter une autre de plus tout à droite qui est noire et renverrait alors à l’arcane sans nom (XIII). Peut-être le christ et ses douze apôtres, Israël et ses 12 tribus, le zodiaque et ses douze signes, etc. Les 3 dés posés sur la table, dont chacun a trois faces qui additionnées ensemble donnent 3x7=21, renvoient à l’arcane du monde (XXI).
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